"T'as pas envie des fois de pas rien faire ?" Bah non justement, c'est plutôt rare. Alors parfois je me force à sortir de cette fainéantise, je lis une page, je regarde passer les voitures et compte celles qui sont immatriculées d'un département autre que le mien, j'écris des mots avec les lettres aimantées qui peuplent mon frigo, je vais en ville prendre un verre dans un de ces cafés de Bordeaux et je m'assois à la terrasse pour regarder passer les gens, de la musique dans le oreilles. J'aime regarder les gens marcher, c'est surprenant parfois comme une personne peut dire plus de choses en alignant des pas qu'en utilisant des mots. Sinon parfois je regarde un film et médite sur des répliques, comme ici. "C'est quoi ce bordel avec l'amour là ? Comment ça se fait qu'on devient dingue à ce point. T'imagines le temps qu'on passe à se prendre la tête là-dessus ? Quand t'as quelqu'un : Est-ce que c'est la bonne ? Est-ce que je l'aime vraiment ? Et est-ce qu'elle m'aime autant que moi je l'aime ? Est-ce qu'on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie ? Pourquoi on se sépare ? Est-ce qu'on peut réparer les choses quand on sent que ça se barre en couilles ? Toutes ces questions à la con qu'on se pose tout le temps là... Pourtant on peut pas dire qu'on y connait rien, on est préparé quand même. On lit des histoires d'amour, on lit des contes, on lit des romans d'amour, on voit des films d'amour, l'amour, l'amour, l'amour...". J'aurai très bien pu balancer cette réplique toute seule et boucler mon article mais finalement à quoi bon ? J'ai donc préféré y ajouter des mots par-ci, des mots par-là, des mots tendres, des mots d'excuses, des mots à prendre, des mots passants, des mots vexants, des mots qui ne servent à rien, des mots à Med, et même des mots ricettes. Après tout, pourquoi m'en priverais-je ? J'aime le côté décoratif d'une multitude de mots, alignés, les uns après les autres. Alors j'écris, j'écris sans me soucier de ce qui précède, j'écris sans me soucier de ce qui suivra, laissant ma plume glisser harmonieusement sur le papier. J'écris pour vous parler de joies, j'écris pour vous parler de pleurs, pour vous parler de rires, de vie, de mort, de MA vie. Je m'appelle Mathieu, du moins c'est ainsi que mes parents ont décidé de me nommer en "hommage" à ce garçon dont Vic' est follement amoureuse dans le film La Boum, j'ai 19 ans et je fais parti de ces gamins qui durant leurs années collèges se pensaient amoureux de leur meilleure amie. Ah l'amour, toujours l'amour, bien malin sera celui qui proposera un théorème prouvant que si et seulement si A est bien respecté alors B se fera comme cela. L'amour c'est comme les maths, si 1 + 1 = 2 alors toi + moi = nous, l'amour c'est ce que Duris vous dit dans les Poupées Russes, l'amour c'est ce que vous avez pu lire ci-dessus et qui provient du même film, l'amour c'est tout, c'est rien, surtout rien. Alors j'écris et vous dis que je ne suis pas spécialement là pour vous parler de ma vie, de qui je suis, mais vu que je n'aime rien faire dans les normes après tout pourquoi pas ? Pourquoi ne pas vous parlez de tout ? de rien ? surtout de rien.